Sabrina Belouaar, Julie Joubert & Randa Maroufi

 

 

 


Exposition du 25 Avril au 1er Juin 2019
Vernissage Jeudi 25 Avril à partir de 18h00 

   

 

Les regards croisés de ces trois artistes nous invitent individuellement à déconstruire nos imaginaires collectifs.

Décontextualisées et recontextualisées, les oeuvres présentées offrent plusieurs strates de lecture.
Tout imaginaire collectif repose sur un socle plus ou moins homogène de valeurs, d'idées, de mythes qu'il s'agit de sonder afin d’appréhender  les modes de fonctionnements d'une société.
Dans cette exposition, un engagement réciproque est pris entre l’artiste et le public : se détacher de nos présuppositions.

L’oeuvre, en effet, ne commence pas là où l’artiste s’arrête. 

Marie-Constance Mendes, commissaire d'exposition 

 

Kardoune, 2014
pots en terre cuite, terre, ruban et cheveux, dimensions variables / pièce unique
©Sabrina Belouaar - ADAGP, 2019

 

Sabrina Belouaar, née en 1986, vit et travaille à Paris, diplômée de l'École Supérieure des Beaux-Arts (ESADMM) de Marseille. 
Le thème de l’identité comme relation entre racines culturelles différentes, marquées par des tensions entre elles, est au centre de la recherche artistique de Sabrina Belouaar, artiste d’origine franco-algérienne qui privilégie le corps et ses représentations comme moyen d’analyse. Dans les œuvres de Belouaar, il s’agit en particulier de la figure féminine dépeinte sous toute forme de rôles dans la société qui apparaît sous des représentations multiples. Par ses œuvres, l’artiste française dresse une analyse critique sociale et politique, en effleurant ce que Paul Gilroy définissait la double consciousness de la modernité, la superposition d’identités et de racines culturelles différentes qui détermine une sensation de dépaysement de la personne dans sa propre époque.

Texte de Luigi Fassi, 2016

 

 

Sans titre, 2018
Tirage jet d'encre, 90 x 60 cm
© Julie Joubert

 

Julie Joubert, née en 1989, vit et travaille à Paris, diplômée de l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris. 
Sa production s’approprie des thématiques sociales afin de rendre visible ceux qui sont continuellement mis à l’écart. A la lisière du documentaire, ses photographies invitent le spectateur à modifier la perception qu’il peut avoir de ces individus à travers la sublimation de ces visages et de ces corps.Tout en maintenant une certaine distance, elle cherche à mettre en lumière l’authenticité et la singularité de ses sujets. A travers des images dépouillées de tout artifice, elle questionne le rapport à l’Autre et sa représentation.

 

Place Houwaert, série Les Intruses, 2018.
Photographie couleur, 80 x 120 cm, caisson lumineux
© Randa Maroufi - ADAGP, 2019

 

Randa Maroufi, née en 1987 à Casablanca, et diplômée de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan, de l’École Supérieure des Beaux- Arts d’Angers (France) ainsi que du Fresnoy (France).
Randa Maroufi s’intéresse à la mise en scène des corps dans l’espace public ou intime. Une démarche souvent politique, qui revendique l’ambiguïté pour questionner le statut des images et les limites de la représentation.
Son travail qui se traduit essentiellement à travers la photographie, la vidéo, l’installation, la performance et le son, a été présenté lors d’événements d’art contemporain et de cinéma majeurs tels que La Biennale de Marrakech en 2014, Les Rencontres de Bamako en 2015, le Festival international du film de Rotterdam en 2016, La Videonale Bonn en 2017, la Biennale de Sharjah au Liban en 2017, la Biennale de Dakar en 2018, la Biennale do Mercosul au Brésil en 2018, etc.