PETREL Aurélie

 

 

 


 

Oeuvres

 

Partition: Explosion#2  - 2015

When shall we three meet again / In thunder, lightning, or in rain ?  - 2015

vue d'exposition vue d'exposition vue d'exposition vue d'exposition vue d'exposition

On se tromperait de croire que les bois n’ont pas des yeux   -2015

Partition # mai2014  - 2014

Partitions  - 2014

Lames   -2014

Vue de l'installation LAMES, projet spécifique pour DocksArtFair 2013, Galerie Houg - 2013
Vue de l'installation LAMES, projet spécifique pour DocksArtFair 2013, Galerie Houg - 2013
Vue de l'installation LAMES, projet spécifique pour DocksArtFair 2013, Galerie Houg - 2013
Vue de l'installation LAMES, projet spécifique pour DocksArtFair 2013, Galerie Houg - 2013
Vue de l'installation LAMES, projet spécifique pour DocksArtFair 2013, Galerie Houg - 2013

Polygone  - 2011

 

Introduction

"Aurélie PÉTREL, dans sa conception du photographique et de la photographie, travaille ce rapport au lieu et au mur, l’image devenant l’un des éléments constitutifs de l’oeuvre dont l’objet réside dans une inter-relation entre l’image, le support et l’espace, avec laquelle non seulement elle questionne la place et le statut de chacun, mais encore, multiplie les possibles par l’introduction de dispositifs tels que Foucault les a définis : « des stratégies de rapports de force supportant des types de savoir, et supportés par eux. ». 2 La fonction du support ne réside plus seulement dans la mise en valeur d’une lisibilité, il devient une part du visible. Poursuivant son interrogation sur les conventions régulatrices qui stabilisent le sens – le mur blanc, la position de l’image sur le mur, l’encadrement, etc. – Aurélie manipule, dans un geste d’ordre performatif, des plaques de métal plein ou micro-perforé, impossibles cimaises dont elles semblent pourtant mimer l’un des enjeux, faire oeuvre en lieu et place de l’image. Tout est rapport à un espace scénique, celui de la scène, de l’écran, des systèmes de représentation où l’humain, dans son apparent second rôle, est l’objet qui légitime toute illusion. Dans ses photographies, les regards souvent hors champ de ses personnages, – des ouvriers, des manutentionnaires en action ou en pause – conduisent notre sens de lecture : de l’image très architecturée, construite par plans, vers l’espace réel, par exemple le cube au sol dans lequel s’insère l’une d’elles. Le visiteur qui se tient dans le lieu d’exposition n’achève pas son parcours visuel au sein du cadre de l’image à proprement parlé, un dialogue s’opère entre la planéité de la photographie et l’espace du spectateur. Le jeu d’hypothétiques reflets entretient l’illusion du dedans et du dehors tandis que le cube comme les plaques de métal ou de verre interrogent les concepts de l’espace et de l’art. Aurélie Pétrel s’amuse avec le White Cube, manipulant ce tombeau des conventions scénographiques modernistes, qu’en leur temps, Schwitters et Lissitzky avaient transformé en le colonisant de leurs collages. Les dispositifs incitent une perception en deux temps : l’oeil appréhende le tout, se glisse dans l’image puis le corps emmène l’oeil en exploration. L’oeil et le corps coopèrent ainsi non seulement dans le choix d’un parcours réel ou conceptuel, mais aussi à doubler le sens par le détournement du sujet lui-même.

Aurélie définit sa photographie sur le modèle de l’image classique, soit la peinture comme un lieu iconique situé à forte distance de tout référent. Ses choix de compositions privilégient la force constructive des éléments architecturaux – murs, pylônes, lignes téléphoniques et électriques, toitures, fenêtres et ouvertures, surfaces écraniques -, redevable en ce sens à l’héritage d’une conception spatiale ancienne, celle que Piero della Francesca mit en oeuvre au cours du quattrocento unifiant dans un même lieu l’effort de la raison et la sensibilité de l’esprit. L’espace photographié, pas plus que l’espace peint dans l’oeuvre du maître italien n’est un décor, il est ici paysage indéfini quasi monochrome ou bâtiment(s) dont la dialectique intérieur/extérieur s’impose autant au sein d’une même image que de l’une à l’autre. En outre, aucun échappatoire visuel ne nous détourne de la réalité de l’image en tant qu’espace plan. Pour autant la question de l’illusion n’est pas évincée. Son immanence se révèle dans l’objet image – dans lequel nous incluons ces dispositifs tridimensionnels qui, intervenant dans l’espace réel modifient notre rapport à l’image, mais aussi la perception de toute image – lieu à la fois de déplacement et de production de sens. Là, interviennent les jeux en miroirs – recours aux polyptiques, à la lumière constructrice dans l’image elle-même, à la lumière réelle traversant les surfaces translucides des vitrophanies 3 - dans lesquels le corps fragile de l’humain est livré au monde construit par l’homme. Ce sont autant sa vulnérabilité que sa force que saisit le pouvoir du photographique chez Aurélie Pétrel, pourtant détail infime presque insignifiant, mais qui dans l’ordre de l’image, devient figural en particulier par l’action de la couleur, qui au-delà de structurer l’espace, amène de subtiles relations entre les éléments en présence. Lorsqu’elle est matérialisée dans un plan opaque, elle est un écran de projection au sens littéral du terme, lorsqu’elle agit en transparence, elle inverse le rapport au sujet, le repoussant à l’intérieur de l’image. Elle est matière homogène lorsque Aurélie traite du feuillage comme d’un espace organisé : infinité des détails et des nuances comme autant d’effets de texture. L’artiste renouvelle ainsi l’expérience du banal photographique par un juste regard qui sait combien la lumière corrompt toute forme. En privilégiant la frontalité, la tentation du récit est évincée au profit d’une réflexion sur ce qu’est l’image.

Les dispositifs conçus par Aurélie Pétrel sont donc moins une mise en scène de l’image que sa mise en présence."

Texte de Sylvie Lagnier

 


 

Née en 1980, vit et travaille à Paris

2006 – Diplôme national supérieur d’expression plastique, école nationale des beaux-arts, Lyon F
2005 – Fall winter, Histoire de l’art, Université anglophone Concordia, Montréal
2001 – Diplôme supérieur de photographie, Lyon F

 

EXPOSITIONS PERSONNELLES

2015 Partition : Explosion #2, Galerie Houg, Paris

2014 Dix-neufs Chevrons, L'Angle / Espace d’art contemporain du pays rochois, La Roche Sur Foron, France
– Partition #Mai2014, Galerie Houg, Lyon, France
– Partitions, Centre d’art de Clamart sur l’invitation de Madeleine Mathé, Paris, France
Latences, Galerie Houg, Paris, France


2013 – Images, Gowen Contemporary, Geneva, Switzerland
– Lame (Fukushima), Galerie Houg, DocksArtFair2013, Lyon, France (Projet spécifique)
 Soubresauts, Mémoires de l'ENSSIB: acte 3, ENSSIB, Lyon, Fr

2012   Deux fois la ville, GrandLyon, Lyon, Fr 
– 20 ans, ENSSIB, Lyon, Fr
– A round the corner, At down galerie, Lisbone Portugal

2011 – Polygone, Olivier Houg Galerie, Lyon F
 Ricochets, Université ECNU, Shanghai Chine

2009 – Rappel, Le Flac, www.leflac.fr
 Répétition, Super Window Project / Muzz Program Space, Kyoto Japon
 Ricochets, ENS-Science et ENS-LSH, en Résonance avec la Biennale d’art contemporain, Lyon F
 Tombé du ciel, 3bisF, Aix en provence F

2007 – Garden party, Hôpital St Joseph – St Luc, en résonance avec la biennale d’art contemporain, Lyon F

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES (SÉLECTION)

2014 – Au-delà de l’image, Galerie See Studio, Paris
A/R Passagen, Echos, Werkschauhalle, Leipzig DE 
Aleph # Mai 2014, Gowen Contemporary, Geneva
Passages, Fondation Bullukian, Lyon FR
Orange-rouge, Khiasma, Paris FR
On se tromperait de croire que les bois n'ont pas des yeux, Bruxelles Be

2013 –  La jeune création, Le centquatre, Paris, France
– Reset, Dance4, Nottingham, Uk
– Géométrie variable, commissariat CLGB et Baron Osuna, Domaine Les Crayères, Reims, France
– Ouverture d’atelier organisée par le laboratoire «a broken arm», Cité des Arts, Paris, France
– Reset, Zodiak Helsinki, Center for New Dance, Helsinki, Finland
– CrossOver, Fotomuseum, Winterthur, Switzerland
 False Fakes, Centre de la photographie, Genève, Switzerland
– Variable Geometry, Art Brussels, SWP, Bruxelles, Belgium
 Le Grand Ensemble, projet pluridisciplinaire, The Party / HPL / Comédie de St-Etienne, France
 Mia Fair, représenté par Bloo gallery (Rome), Milan, Italy
– Lille Art Fair «Espace YIA», représentée par la gallerie Houg (Lyon), Lille, France

2012 – Former bank, Hiroshima, Japan
– Quatre photographes, Bloo gallery, Rome, Italy
 ART-O-RAMA, représentée par Super Window Project (Kyoto), Marseille, France
– Slick Art Fair et Wallartfair, représentée par la gallerie Houg (Lyon), Paris, France
– Danse espace deux, invitation de Christian Gattinoni, Saint-ouens, Paris, France
– Images en résidence, Le bleu du Ciel, Lyon, France
– Close range, Westpol, Leipzig, Germany
– Photographie, Gowen Contemporary, Genève Suisse
Là où il pleuvine, Bourgogne France
Tendanze della fotografia contemporanea Vol 1, Bloo galerie, Rome Italie  
– Images en résidence, Le bleu du Ciel, Lyon Fr

2011 – Reboot #5, nous voulons des maquettes!, invitation d’Elie During, Palais de Tokyo, Paris Fr
 Absolut, Pilotenkueche – Spinnerei, Leipzig Allemagne
– Image-machine, Galerie Maxence Malbois, Paris Fr
– In situ, L.I.A – Spinnerei, Leipzig Allemagne

2010 – Trans-imagem, Galerie Virigilio, Sao Paolo Brésil
 ArtParis + Guest, Olivier Houg Galerie, Paris F
 Estampe, Délégation parisienne du Grand Lyon, Paris F
 Groupe show, TWS, Tokyo Japon
– Menu C, Institut franco-japonais de Tokyo Japon Panorama, biennale d’art contemporain, Bourges Fr
– Picturing city, Musée Xuhui, Shanghai Chine
 Regards croisés, Exposition universelle, Shanghai Chine

2009 – All saints, Hôpital St Joseph – St Luc, Lyon F
 Les légumes verts – Menu A et B, ENS-Science et ENS de, Lyon F
 Loop Art Fair, Olivier Houg Galerie, Barcelone, Espagne
 No man’s land, Super Window Project / Ambassade de France, Tokyo Japon
 Show Off, Olivier Houg Galerie, Paris F

2008 – Exposition de Noël, Le Magasin – Ancien musée de peinture, Grenoble F
 Géométrie Variable, BTP du Rhône, Lyon F
 Le vide n’a pas de porte de sortie, Creative Union, Hiroshima Japon
 RDV 2008, Musée d’art contemporain, Lyon F

2007 – D’un monde à l’autre, Auditorium, Lyon F
 Les enfants du Sabbat 8, Creux de l’enfer, Thiers F
– Spécial chantier, Les Subsistances, Lyon F

2006 – Exposition, Château des Adhémar, Montélimar Fr
– Multipolaire,  Halle 14 de la Spinnerei, Leipzig Allemagne 
– Travaux en cours, Musée d’art moderne, Saint-Etienne Fr

2005 – 2ème  édition de eu_stuart.si, Famulstuart, Ljubljana Slovénie

 

PUBLICATIONS 

À paraître : L’image élevée au cube, Texte de Malek Abbou

2014 - Initiales n° 04 – Initiales M.V. (Monte Verità), éditions les presses du réel, Paris FR

2013 -Tous urbains n°04, éditions puf, Paris FR
- Pré-édition Reset , Kaiserin édition, 500 exemplaires
- L’amorce du lieu, Les éditions du détail, 300 exemplaires 
- At Dawn, Les presses du vide, Paris FR
Hiroshima Art Document 2012, Yukiko Ito JP

2012 - Tours et détours en bibliothèque, Les presses de l’enssib, Lyon FR
Images en résidence, 205 éditions, avec le soutien du Bleu du ciel et de Molysabata
- ArtsMagazine N°63, Mars 2012

2011 - Polygone, 205 éditions avec le soutien de Houg galerie - Textes de Malek Abbou, Marie de Brugerolle et Sylvie Lagnier
- Regards croisés, Shanghai 2010, Edition ENSBA Lyon, avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, Textes de Sylvie Lagnier et de Xiao Xiao Lan

2010 - Les légumes verts, livre d’artiste, Edition Le bleu du ciel - Textes de Philippe Adam
- No man’s land, catalogue de l’exposition, Ambassade de France, Tokyo, Japon - Texte de Baron Osuna
- Panorama, catalogue de l’exposition, 5ème Biennale d’art contemporain de Bourges FR
- Préparatifs, livre d’artiste, Edition ENBA Lyon FR
-  Shanghai, texte de Sylvie Lagnier, ZéroQuatre n°7, automne 2010

2009 - Des images, de la lumière, texte de Baron Osuna, publié sur www.leflac.fr

2008 - 2013, Edition Ville de Lyon FR

2007 - A.Pétrel, Edition E, ENBA Lyon FR - Textes de Marie de Brugerolle
- En 1799, l’entrée était déjà là, livre d’artistes, Edition ENBA Lyon FR - Texte de Grégory Bétend

2006 - Les enfants du Sabbat 8, catalogue de l’exposition, Le Creux de l’Enfer, Thiers FR, coédition ENBA Lyon - ESA 
- Clermont Communauté - Le Creux de l’enfer, collection Mes pas à faire - Textes de Marie de Brugerolle et de Nicolas Garait
- Multipolaire, catalogue de l’exposition, HGGB, Leipzig DE
- Semaine 45.06 et Semaine n°2, Analogues, Maison d’édition pour l’Art contemporain, Château des Adhémar, Montélimar FR - Texte «Comme un voile transparent posé sur les yeux» de Nicolas Garait

2005 - Chorégraphie, affiche 100 ex., Edition ENBA Lyon FR, collection «Ne pas jeter sur la voie publique»

 

 BOURSES, RÉSIDENCES, PRIX

2012-13 – Cité internationale des arts, Paris F
- Orange-Rouge, Paris F
- A ronde the Corner, Lisbone Portugal

2011-2012 – 20 ans, enssib, Lyon F

2011 – Moly Sabata, Les Sablons F
- L.I.A Leipzig International Art Programme, Leipzig Allemagne
- Pilotenkueche Artist Residency, Leipzig Allemagne

2010 – Exposition universelle, Shanghai Chine
- Tokyo Wonder Site, Tokyo Japon

2009 – Observatoire astronomique, Angtafasta Chili

2008-2010 – Atelier, ADERA, Lyon F

2008 – 3bisF, Aix en provence F
- Ambassade de France, Tokyo Japon

2007 – Aide individuelle à la création, Ministère de la Culture – DRAC Rhône-Alpes F

2006 – Prix Pézieux, Ville de Lyon F

2005 – Université Concordia, Montréal Canada

2004 – Prix Charles Dufraine, Ville de Lyon F

 

COMMANDES ET ACQUISITIONS

2010 – Nuits, Castel, Paris F, (privé)

2009 – 1% culturel, lycée de St Chamond, Région Rhône-Alpes F, (public)

 

LABORATOIRE DE CRÉATION

2014 – 3 journées expérimentales, programme en cours d’élaboration

 

COLLABORATIONS

2013 - Création ECHOS, laboratoire et diffusion de création artistique, LyonFR

2012 - Création BKRM, laboratoire de création artistique, cité internationale des arts, Paris FR
- Organisation exposition BKRM, galerie Bertrand Baraudou, Paris FR