Georges Adilon
Né le 5 février 1928 – décédé le 2 avril 2009 – France
Vers 1980, Georges Adilon trouve une liberté nouvelle en se limitant désormais à des feuilles blanches de 92 x 130 cm et à de la laque noire glycérophtalique. Cette matière brillante, fluide et opaque devient sa signature visuelle. Les œuvres relèvent d’une logique de suites et d’un protocole strict : format et nombre de séries, sont fixés à l’avance. Le geste est franc, direct, mais il nait d’un cadre volontairement rigoureux et auto-imposé qui autorise la liberté́ absolue qu’il recherche.
De cette période, il dira :
« J’ai eu le sentiment, enfin, de commencer vraiment à peindre. »
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Né le 5 février 1928 à Lyon et décédé le 2 avril 2009, l’architecte et peintre Georges Adilon a profondément marqué la scène Lyonnaise du XXème siècle.
Après ses études à l’école des Beaux-Arts de Lyon, jusqu’en 1949, Georges Adilon s’éloignera rapidement de l’École Lyonnaise pour une peinture entre figuration et abstraction. En 1960, il construit sa maison de façon autodidacte et partagera désormais son temps entre peinture et architecture, dans un dialogue fécond entre ses deux pratiques. En France, il est régulièrement exposé à Paris, notamment, à la Biennale de Paris (1961, 1963) ou encore dans les galeries Kriegel-Jacques Zeitoun et Art Vivant puis à la galerie Bama avec Ninon Robelin. La série des Pins Parasols en 1968-69 met un terme dans son œuvre à la peinture à l’huile, au châssis, à la toile, à la couleur et au titre. Suivent alors dix années de recherches utilisant le collage, l’aluminium et la colle, la peinture en bombe ou glycérophtalique, sur papier, sur bois ou sur polystyrène. Le dialogue entre sa peinture et son architecture se retrouve dans le partage des formes et de la lumière.
L’exposition « à l’ombre du noir » marque d’une part, le rassemblement d’un ensemble d’œuvres issues de la décennie 1983-1984, époque charnière de son œuvre. D’autre part, elle marque la première relecture d’envergure consacrée à cette phase du travail de l’artiste, conçue en étroite collaboration avec la famille Adilon, l’exposition réunit des pièces encore jamais montrées au public.
Adilon se distingue des abstraits lyriques en installant un cadre conceptuel et physique, qui donne toute sa force à la spontanéité́ du geste. La feuille de 92 X 130 cm accorde la mesure ; elle peut être soit divisée jusqu’à des formats réduits, soit additionnée à d’autres pour réaliser des œuvres de 2, 4, 6 feuilles… Dans cette logique, pour le premier Octobre des Arts, avec Thierry Raspail, il peindra une œuvre gigantesque de 16,56 m X 52 m dont 1/6ème sera présenté en 1984 au Musée des Beaux-Arts de Lyon, dans le cadre de cette manifestation, préfiguration de la biennale d’art contemporain de Lyon. Cette œuvre intitulée 4.8.84 sera plus tard exposée au MAC Lyon en 3 accrochages successifs et figure désormais dans la collection du musée.
Pour poursuivre avec ses expositions, Georges Adilon a une présence régulière dans les grandes expositions nationales et internationales dès les années 1950. En France, il expose notamment à Paris à la Biennale de Paris (1961, 1963), ainsi que dans plusieurs galeries majeures, et à Lyon à la galerie Saint-Georges et au Musée d’Art Contemporain, avec l’exposition de 1984 au Palais Saint-Pierre, considérée comme une consécration. Son œuvre est également présentée dans de nombreuses institutions françaises, dont le musée de Brou, l’ELAC et la Biennale de Menton. À l’international, il participe à la Biennale de Tokyo (1967) et expose en Allemagne, en Belgique et à New York. Ses œuvres figurent aujourd’hui dans des collections publiques majeures, notamment au MAC Lyon, au musée Paul Dini et au FRAC Centre-Val de Loire, ainsi que dans de nombreuses collections privées.
L'EXPOSITION